mardi 29 mai 2007

Beb "le miroir d'une décennie"

Albert Bochet, certainement l'Ami avec qui j'ai le plus de complicité et d'affinités. Tous deux passionnés de sports (cyclisme, ski, plongée, montagne et pétanque) nous nous sommes rencontrés au début des années 70 au vélo club d'Annecy. Inséparables depuis, il est le frère que je n'ai pas eu.
Nous avons un autre point commun la Provence, pour moi c'est une évidence puisque j'en suis originaire, pour lui ça l'est moins puisque vrai haut savoyard il découvre le midi pendant ses vacances. Retraité aujourd'hui, il passe la moitié de l'année au bord de la méditerranée en compagnie de son épouse Piérrette que j'estime tout autant.
Beb, c'est ainsi que je le surnomme, devient pendant les six mois d'été un provençal à part entière. Nous nous retrouvons en famille courant août partageant ainsi les plaisirs du sud. Beb c'est l'Ami qui me montre le chemin, de 10 ans mon aîné il est le miroir de ma vie future. Les images reflétées sont celles d'un homme jeune dans sa tête et toujours prêt pour l'aventure.
Mon plus grand souhait cher Beb, est de passer de l'autre côté du miroir le plus tard possible, afin que nous ayons encore le plaisir de partager ensemble et en famille les joies de cette vie que nous aimons tant. Peau de chagrin, je te tiens...

Sur la photo on remarquera les maillots au logo très sexy...

mercredi 23 mai 2007

Le club de mon coeur (1 clic sur le titre pour le site de l'OM)

J'ai la chance d'avoir résidé chemin de Mazargues à deux pas du stade vélodrome. C'est mon père et mon grand-père qui me font découvrir le foot en m'emmenant régulièrement voir les matchs où s'illustre dans les années 50 des joueurs comme ANGEL, PALLUCH, JOHANSSON, MESAS, SCOTTI, PEREZ, BEN BAREK, VANDOOREN, RUSTICHELLI, ANDERSSON, LE GALL. Je ne citerai pas là tous les joueurs de qualités que j'ai vu passer à l'Olympique de Marseille, car il faudrait deux ou trois blog. Mais quelques joueurs méritent d'être cités, le tandem Skoblar-Magnusson au début des années 70 et plus près de nous les vainqueurs de la Champion ligue 92/93 Barthez - Angloma, Durand, Boli, Desailly Di Meco - Eydelie, Sauzée, Deschamps,(cap.) Boksic, Völler, Pelé et je n'oublierai certainement pas notre Jean-Pierre Papin que la France entière connaît par ces trois lettres JPP et pour finir celui avec qui JPP a marqué le plus de buts Chris Waddell surnommé l'illusionniste. Un regret Cantona parti trop vite en angleterre alors qu'il était le joueur du moment à l'OM.

La santé me joue des tours au début des années 70 et c'est à cette époque que je quitte Marseille et par la même, le stade vélodrome. Ce n'est qu'à la télé lors de grandes retransmissions que je peux suivre le club de mon cœur.
Trente-cinq ans plus tard le 29 avril 2007, alors que je suis en repérage pour une rando VTT dans la région de Marseille, l'OM reçoit Sochaux en championnat. Le hasard a voulu que nous passions devant les grilles du stade où se trouvent quelques marseillais qui attendent que la boutique ouvre ses portes.
L'occasion est trop belle, quelques places tribune Jean Bouin sont disponibles, mes potes me font plaisir et nous voilà tous les quatre réunis pour une soirée d'enfer, l'OM bat Sochaux 4 à 2. Je dois avouer que j'ai versé quelques larmes de joie lorsque nous sommes arrivés dans l'enceinte garnie de soixante mille supporters déchainés. Je garde l'image de Cissé à genoux devant la tribune lorsqu'il a marqué son but et je me dis à cet instant que certainement ce l'OM là va nous faire rêver en 2008.
A Annecy le suis abonné à l'OM TV, tous les jours je regarde le journal de l'OM et tous les dimanches la retransmission en différé sur le coup de minuit. L'équipe d'aujourd'hui me fait vibrer comme au temps de ma jeunesse. Un mot pour l'entraîneur, j'ai une grande admiration pour Monsieur Albert Emon, ce très bon footballeur est un grand entraîneur qui a su installer un climat d'amitié entre les joueurs.
Une chose est certaine je retournerai au vélodrome très bientôt.

Ci-dessous mes trois potes repéreurs et le billet pour une soirée d'enfer "merci les gars!"

mercredi 2 mai 2007

L'ASBA "un peu mon enfant"

En 1973 je décide de renouer avec le cycliste, un sport que j'avais abandonné quelques années auparavant pour des raisons de santé. En 1975 je décide de prendre une licence au vélo club d'Annecy où je fais la connaissance d'un petit groupe de cycliste qui vont m'accompagner pour certains jusqu'à aujourd'hui.
Avec le temps ma condition physique me permet de reprendre la compétition et en 1977 alors que j'ai 31 ans je décide de participer à quelques courses cyclistes. Mon niveau modeste ne me permet pas de briller, mais de me faire remarquer dans les échappées. Mon point fort le contre la montre.
En 1980 la FFCT interdit la compétition au sein des clubs de cyclotourisme, il n'est alors pas question pour le petit groupe de compétiteurs que nous sommes de raccrocher. C'est à cette époque que nous décidons de créer notre propre club et en janvier 1981 " l'Amicale du braquet Annecien" voit le jour. Un peu plus tard, la commune d'Annecy le vieux, où se trouve le siège du club, nous demande de changer l'intitulé, l'ASBA devient alors "l'Amicale sportive du braquet Ancilevien"
Richard Bouvier (photo ci-contre où les deux présidents de l'Asba font équipe pour le gentlemen d'Annecy) est le créateur du sigle (image ci-contre) et du nom de l'association, il est le président les quatre premières années et en 1986 il décide de laisser sa place à son vice-président Jean-Marie Fontana votre narrateur.
L'Asba s'illustre dans de nombreuses compétitions amateurs grâce à des sportifs de qualités. De nombreuses manifestations sont organisées comme la ronde des glaisins ou les 6 heures des glaisins et le contre la montre Thones les glaisins.

En 1986 Albert Bochet mon ami de toujours, me fait découvrir un nouveau vélo, le VTT. J'ai le coup de foudre pour cette drôle de machine de presque vingt kilos ressemblant plus à une "pétrolette" dont on aurait décidé d'en extraire le moteur pour pédaler. Il faut attendre sept longues années pour que notre association accepte la création d'une section VTT. Pendant ce temps mon complice et moi même ouvrons chemins et sentiers et découvrons ensemble ce nouveau sport à l'écart des voitures.
C'est donc en 1993 que l'ASBA officialise la section VTT intitulée "Une autre façon de pédaler" Là aussi de bons vététistes s'illustrent dans les compétitions, comme la Rampignon-Bike organisée par l'ASBA, de nouvelles manifestations voient le jours, les chemins de la Fillière, puis les berges du Fier et pour finir la Trans'Fier-Fillière savant mélanges des trois randos citées plus haut. Pendant les années qui suivent l'Amicale alterne VTT et vélo de route. Les 48h remplacent les 3 jours de l'Asba, et les 3 jours de l'Asba deviennent les 3 jours VTT.
En 2000 les deux sections ne font pas "bon ménage" et après une année difficile les cyclistes laissent la place aux vététistes. L'Asba devient alors l'Amicale sportive des bikers Ancileviens. C'est certainement la période la plus difficile du président que je suis, car je vois partir des sportifs que j'estime énormément et il faut que je reconstruise un groupe et surtout que je conserve l'idée de départ, celle pour laquelle une poignée de sportifs issus du vélo club d'Annecy se sont battus pendant de nombreuses années. Privilégier l'amitié entre les membres tout en pratiquant notre sport favori qui est à cet instant le VTT.
Même si en 2001 les 20 ans de notre amicale a réuni une centaine d'anciens et de nouveaux, je dois avouer que les années qui suivent ne sont pas toujours faciles. Quelques nouveaux membres posent problèmes et quittent le club car, je ne permet à qui que ce soit de venir "acheter le produit ASBA sans lire d'abord la notice" L'adhérent doit s'intégrer dans le groupe et se plier aux exigences de l'association, si l'adhérent n'accepte pas cela, il n'a pas sa place dans le groupe. Dans mes discours le rappelle que la quantité ne fait pas la force d'un club, c'est la qualité de l'adhérent qui est importante. Bien évidemment bon nombre de clubs ont besoin de la quantité pour découvrir un maximum de sportifs talentueux sans se soucier si ceux-ci s'intègrent où pas. La vocation de ces clubs est la performance et ce n'est pas celle de l'Asba, elle est secondaire et privilégie d'abord l'entente entre les membres d'une même passion.
Je ne sais pas si j'ai réussi à faire passer ce message, mais une chose est certaine, aujourd'hui les dix-huit adhérents et les quarante bénévoles de notre association vivent des instants formidables et je reste persuadé que cette Asba plairait au groupe de Richard Bouvier des années quatre vingt car, pendant les 25 années passé au sein du comité j'ai toujours respecté l'article 2 des statuts que nous avons rédigé ensemble.

Article 2 - Cette association a pour but de favoriser d'une part, la pratique collective du vélo, d'autre part, la préparation à cette discipline, dans un climat d'entente et d'amitié entre ses membres.

Mon souhait serait que le président qui me succédera continu à respecter cet article 2 des statuts de l'Asba vieux de bientôt 27 ans car, ce texte est l'âme de notre association.