mardi 2 janvier 2007

"Pompon mon rival!"

Constamment sur mon chemin et moi dans ses pattes, je dois dire que j'ai été un peu jaloux de ce chat originaire de la Chine occidentale. Extrêmement gentil avec les enfants, il était très difficile avec les adultes.
Hé oui ! Monsieur Pompon avait ses têtes, mais quand il aimait c'était avec un grand A.
Mes enfants bien entendu et Pamela surtout puisqu'ils sont nés tous deux en 1981 et ont grandi ensemble. Les filles étaient ses compagnes de jeux, mais son véritable Amour c'était Christine mon épouse.
Christine a une véritable passion pour les chats et Pompon le sentait bien, elle était la seule adulte à pouvoir le caresser quand elle le voulait. Moi qui était l'adulte le plus proche après mon épouse, j'étais obligé de faire très attention que monsieur soit disposé à se laisser caresser. Lorsque nous nous croisions le matin dans le couloir, c'était un véritable face à face et j'étais souvent obligé de le pousser du pied pour pouvoir passer. Jaloux comme "pas deux" s'il était sur les genoux de sa "patronne" et qu'on essayait de le caresser, il s'arrêtait de ronronner pour pousser un miaulement de mécontentement.
La vie a voulu qu'il croise un matin de 1995 un être humain sans scrupule, que le Pompon ne devait pas apprécier spécialement, l'individu lui offrit alors la boulette qui devait mettre fin à sa vie.
Les animaux quand ils sont agonisants se cachent pour mourir, notre Pompon a su rester noble jusqu'au bout, bien en vu la tête haute. Son regard pour la première fois me demandait grâce et c'est par une injection libératrice que ce cher siamois rejoint les siens. Il repose aujourd'hui auprès de "minette" une jolie chatte du même pays, morte aussi à cause de la bêtise humaine.
Amoureux de la même femme, Pompon était mon rival et aussi mon Ami.